Managers, vos personnels connaissent-ils les règles pour adapter leur conduite routière à la situation hivernale ?

L’hiver approche et, comme dit le fameux poème « la nature va revêtir son long manteau blanc et il tombera une pluie blanche de laine ».

En effet, avec la neige, la route se transforme rapidement en patinoire. Des pneus lisses sur une plaque de verglas, un conducteur fatigué additionné à une luminosité très faible et l’on retrouve en sur-risque d’accident.

La saison hivernale peut couter chère aux entreprises. Au-delà des conséquences humaines, les enjeux peuvent être très importants (en termes de coûts induits), mais pourquoi ?

Parmis vos conducteurs, beaucoup passent une bonne partie de la journée au volant de leur véhicule. C’est donc leur « outil » principal de travail.

Face à ce constat, comment accompagner vos personnels pour qu’ils prennent conscience des dangers sur la route en hiver ? Etes-vous certain qu’ils connaissent les règles basiques de la conduite hivernale ? Dans la négative, quels conseils leur donner pour rouler en toute sécurité ? Telles sont les questions auxquelles nous allons tenter de répondre.

Managers, pourquoi, êtes-vous directement concernés par le bien-être de vos conducteurs durant la saison hivernale ?

Que dit le Code du travail ?

En matière de responsabilité de l’employer, le risque routier est presque totalement traité dans l’article L.4121-1 : « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs »

Autrement dit, l’entreprise est soumise à une obligation de prévention dans le cadre des déplacements « mission ». Elle se doit d’évaluer le risque routier et de mettre en place des mesures de prévention adaptées.

Quelles sont les règles de bases à connaitre pour une conduire en hiver ?

En dehors des formalités contractuelles, il appartient au manager de sensibiliser ses équipes sur les bons comportements à adopter pour effectuer leurs déplacements en toute sécurité. Au quotidien, ils auront à faire face à des températures négatives, la neige en plaine, le risque de verglas, la baisse sensible de la luminosité le jour etc. Autant de situations que chaque usager de la route doit anticiper. Mais quels sont les règles à respecter à l’approche de l’hiver ?

Consulter les prévisions météorologiques et de circulation

Il est impératif de bien s’informer sur les conditions de trafic et sur les conditions météorologiques avant de prendre la route en consultant www.bison-fute.gouv.fr, et pendant le trajet, suivre les conseils de prudence diffusés sur les ondes et sur les panneaux à messages variables. Il est également possible d’appeler le 0800 100 200 (appel gratuit depuis un poste fixe).

Les conditions de conduite possible sur route hivernale sont :

  • Conditions de conduite délicates : du verglas localisé ou de la neige en faible épaisseur rendent les routes particulièrement dangereuses. Il faut être très vigilant.
  • Conditions de conduite difficiles : du verglas ou de la neige généralisée risquent de bloquer le trafic. Il convient de différer son déplacement.
  • Conditions de conduite impossibles : des conditions météorologiques très dures, voire exceptionnelles, rendent la circulation impossible. Il ne faut pas partir.

Adopter une conduite éco-responsable

Une conduite nerveuse sur verglas, par exemple, expose à la perte de contrôle du véhicule. Pour cette raison il est conseillé d’adopter une conduite apaisée par tous les temps et surtout en période hivernale. Les principes en sont simples :

  • Éviter les accélérations franches, les dépassements intempestifs et les freinages violents ;
  • Se méfier également des zones de freinages et de décélérations telles que les virages, les descentes, les ronds-points.

Rouler doucement et prendre son temps pour effectuer son trajet

C’est connu : « le temps ne se rattrape pas sur la route ». Mieux vaut partir plus tôt, et prévoir une durée de conduite plus longue.  Sur route enneigée, mouillée ou verglacée, il est important de respecter des limites de vitesses abaissées. Les limitations de vitesse sont 80 km/h hors agglomération (contre 90 km/h habituellement), 100 km/h sur les rocades (contre 110 km/h) et 110 km/h sur les autoroutes (au lieu de 130 km/h).

Anticiper le danger

Compte-tenu des mauvaises conditions météorologiques, le conducteur aura à faire face à plusieurs « pièges ». Il est important de rester concentré et de bien regarder devant soi. Idéalement, il faut essayer de repérer les zones potentiellement dangereuses pour éviter toutes situations délicates.

Augmenter les distances de sécurité

Les conditions d’adhérence du pneu ayant changé, en cas de freinage, le véhicule mettra davantage de temps pour s'arrêter. Si la visibilité est médiocre, il ne faut pas que la distance entre deux véhicules soit inférieure à 50 mètres.

Voir et être vu

On ne le dira jamais assez, en hiver les conditions de visibilités sont généralement plus mauvaises. La luminosité n’étant pas toujours bonne, la nuit tombant plus tôt que le reste de l'année, vos conducteurs doivent particulièrement prêter attention à leur environnement notamment : vélos, motos, scooters, piétons... Ces usagers vulnérables ne sont pas toujours visibles sur la chaussée. Pour cette raison, les conducteurs doivent redoubler d’attention. Lorsque la visibilité est inférieure à 50 mètres, l’on ne doit pas dépasser les 50 km/h. Il faut également penser à allumer les feux de croisement s'il le faut.

Privilégier les accès principaux

Les accès principaux sont les routes les mieux dégagées et surveillées. Il appartient donc à vos conducteurs, à défaut, de les emprunter et d’éviter de rouler sur des chaussées non-déneigées ou encore de s’aventurer hors des sentiers-battus. Il leur faut également penser au respect des déviations et des accès restreints.

Emporter un « kit de survie » au froid…

En hiver, les températures sont négatives. Circuler dans ces conditions revient à s’exposer à un certain nombre de situations difficiles en cas d’arrêt forcé. Il est donc conseillé d’avoir avec soi un « kit de survie ». Il s’agit d’accessoires complémentaires qui peuvent s’avérer fort utiles : une raclette pour gratter un pare-brise givré, un chiffon pour nettoyer des vitres embuées et des phares souillés, des ampoules de rechange, une lampe de poche, des vêtements chauds, une couverture de survie et de l’eau en quantité en cas d’immobilisation prolongée.

Ne pas dépasser les engins de service hivernal en action

Selon l’article R414-17 : "Lorsque, sur la chaussée, une voie de circulation au moins est couverte de neige ou de verglas sur tout ou partie de sa surface : le dépassement des engins de service hivernal en action sur la chaussée est interdit à tout véhicule". En cas de non-respect, vos conducteurs s’exposent à une contravention de quatrième classe, et même voire à une suspension de leur permis de conduire pour une durée de trois ou plus.

Utiliser les pneus neige

Les pneumatiques sont un élément essentiel pour la sécurité d’un véhicule. Il est nécessaire d’adapter ses pneumatiques selon l’environnement et les conditions météorologiques. Les chutes de neige, le verglas ou la pluie sont responsables de nombreux accidents de la route en hiver. Si vos conducteurs prévoient des déplacements en zone montagneuse par exemple, il serait préférable qu’ils installent des pneus neige sur leur véhicule. Ceux-ci offrent une meilleure adhérence sur routes glissantes, verglacées ou enneigées et permettent de réduire les distances de freinage.

Demandez-leur également de vérifier la pression et l´état d'usure des pneumatiques ! La bonne pression est un facteur de sécurité, de longévité des pneus et de consommation de carburant réduite.

Conclusion et bilan

La rentrée avec l’arrivée de l’automne est une période charnière pour faire un bilan de vos véhicules. C’est également la période idéale pour reconduire les messages de prévention auprès de vos conducteurs. Sachez que la répétition des messages et la vérification régulière des véhicules sont des démarches essentielles pour garantir la sécurité de vos conducteurs et le bon entretien de votre parc.  

Nous vous invitons à diffuser le programme d’animation que nous vous faisons parvenir chaque mois ainsi qu’à vous rapprocher de votre conseiller commercial pour échanger sur votre contrat d’entretien.

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